Miscellaneous

Petite éscale littéraire en Normandie…

Comme il ne se passe pas grand chose en ce moment, voici un peu de littérature.

Granit au sud, sable au nord ; ici des escarpements, là des dunes. Un plan incliné de prairie avec des ondulations de collines et des reliefs de roches ; pour frange à ce tapis vert froncé de plis, l’écume de l’océan ; le long de la côte, des batteries rasantes ; des tours à meurtrières, de distance en distance ; sur toute la plage basse, un parapet massif, coupé de créneaux et d’escaliers, que le sable envahit, et qu’attaque le flot, unique assiégeant à craindre ; des moulins démâtés par les tempêtes ; quelques-uns, au Valle, à la Ville-au-Roi, à Saint-Pierre-Port, à Torteval, tournant encore ; dans la falaise, des ancrages ; dans les dunes, des troupeaux ; le chien du berger et le chien du toucheur de bœufs en quête et en travail ; les petites charrettes des marchands de la ville galopant dans les chemins creux ; souvent des maisons noires, goudronnées à l’ouest à cause des pluies ; coqs, poules, fumiers ; partout des murs cyclopéens ; ceux de l’ancien havre, malheureusement détruits, étaient admirables avec leurs blocs informes, leurs poteaux puissants et leurs lourdes chaînes ; des fermes à encadrements de Futaies ; les champs murés à hauteur d’appui avec des cordons de pierre sèche dessinant sur les plaines un bizarre échiquier ; çà et là, un rempart autour d’un chardon, des chaumières en granit, des huttes casemates, des cabanes à défier le boulet ; parfois, dans le lieu le plus sauvage, un petit bâtiment neuf, surmonté d’une cloche, qui est une école ; deux ou trois ruisseaux dans des fonds de prés ; ormes et chênes ; un lys fait exprès, qui n’est que là, Guernsey lily ; dans la saison des « grands labours », des charrues à huit chevaux ; devant les maisons, de larges meules de foin portées sur un cercle de bornes de pierre ; des tas d’ajoncs épineux ; parfois des jardins de l’ancien style français, à ifs taillés, à buis façonnés, à vases rocailles, mêlés aux vergers et aux potagers ; des fleurs d’amateurs dans des enclos de paysans ; des rhododendrons parmi les pommes de terre ; partout sur l’herbe des étalages de varech, couleur oreille-d’ours ; dans les cimetières pas de croix, des lames de pierre imitant au clair de lune des dames blanches debout ; dix clochers gothiques sur l’horizon ; vieilles églises, dogmes neufs ; le rite protestant logé dans l’architecture catholique ; dans les sables et sur les caps, la sombre énigme celtique éparse sous ses formes diverses, menhirs, peulvens, longues pierres, pierres des fées, pierres branlantes, pierres sonnantes, galeries, cromlechs, dolmens, pouquelaies ; toutes sortes de traces ; après les druides, les abbés ; après les abbés, les recteurs ; des souvenirs de chutes du ciel ; à une pointe Lucifer, au château de Michel-Archange ; à l’autre pointe Icare, au cap Dicart ; presque autant de fleurs l’hiver que l’été. Voilà Guernesey.

Victor Hugo, L’archipel de la Manche

Lessons Learned

Shirley has left to visit friends and family in various parts of the world, so I’m now left in Sydney to sell the boat. The last few days have been very rainy, so I’ve had a chance to reflect a bit on the past six months, and I’ve put together a litle collection of lessons learned from crossing the Pacific on a sailboat:

  • Have local cash before you leave, as a number of islands don’t have ATMs, and you often have to pay a clearance fee immediately upon arrival.
  • Don’t expect lights and navigational aids marked on your charts to actually exist, or lights and navigational aids that exist to be marked on your charts. Fiji was especially bad for this.
  • Don’t expect your charts or their datum to always be accurate. Use your eyeballs, and stay away from unlit obstacles at night.

    Two miles? At least they're honest...

    Two miles? At least they’re honest…

  • Be prepared to deal with your anchor not wanting to come back up from the bottom.
  • Noonsite and other sources of information regarding clearance procedures & fees are often inaccurate. That’s not a reason not to check them, of course.
  • People have very different opinions of how interesting, boring, pretty or unpleasant anchorages, cities, islands, countries and other places are; one person’s paradise is another’s hell. Take advice with a grain of salt.
  • It’s really easy to spend your whole time somewhere catching up on email, weather, news, facebook, blogging, planning your next stop, etc. Get out of the boat and explore!
  • Island time starts at 05:00, sometimes earlier. Lots of things are over by 10:00. The market in Niue is empty by 08:00.
  • Many islands have very limited resources, and their people often live in fairly precarious conditions. For the most part, there’s no bargaining or tipping in the South Pacific. But there is plenty of trading.

The closest call we had was in Fiji. We were just leaving an anchorage. We threaded our way past some reefs, and when I thought we were clear I put the autopilot on to help Shirley get the sails ready to hoist. I was keeping an occasional eye on the water up ahead, and I got a bad feeling, and thought I could see a tinge of brown in the cobalt-blue water about thirty feet in front of the boat. I ran back to the tiller and gave it a big pull, then watched us sail over rocks and coral as we passed by a big bommie. If we’d been three feet to the right, we’d probably have hit. We also spent a sleepless night at anchor in Fanning. A gale hit the atoll in the middle of the night, and we found ourselves about 200 feet off a lee shore in 30+ kt winds and heavy rain, with the anchor lying on flat stones and broken coral in an area with notoriously poor holding. Luckily the chain wrapped itself around a coral head and the boat didn’t budge. I was too sleepy to be really worried at the time, but in retrospect this was a very delicate situation to be in, and in a very remote place.

Ce joli mois de mai…

Si je n’ai pas mis ce site à jour depuis un petit bout de temps, c’est parce que je passe pas mal de temps à préparer le bateau (et le marin) pour un voyage de 9500 milles. Mais voici quelques nouvelles:

J’ai quitté mon boulot. Avec un peu d’angoisse, peut-être, mais c’est parti pour l’aventure!

Matt et moi avons participé à Race to the Straits, une course en double jusqu’à Port Townsend, et retour le lendemain. C’est une de mes régates préferées. Le vent était pas vraiment au rendez-vous, mais la course en était d’autant plus intéressante. On a fini un peu au milieu du peloton. Il faut vraiment que je fasse un carénage!

Un joli bouquet de spis derrière nous.

Lunch Box qui nous coiffe au poteau, comme d

Question préparation du bateau, il y a encore du boulot. En ce moment: extension de la capote de descente, retapage du tangon de rechange, découpe d’une voile de reaching, fabrique d’un lazy bag/récupérateur d’eau de pluie, installation du modem BLU, et d’autres encore. En plus, on a cassé l’acrylique du panneau de pont, donc il y a ça à remplacer aussi….

En même temps, il faut que je déménage et que je trouve un local ou fourrer mes affaires, tout en me débarassant des trucs encombrants.

Pour le moment, le jour J est fixé au vendredi 25 mai.

Finalement, j’ai terminé de mettre en ligne mon journal de bord pour la Transpacifique de 2010 (en Anglais seulement, pour le moment), et j’ai tout mis sous les dates des évènements. Donc, si vous voulez lire l’histoire de la SHTP 2010, il faut aller ici.

(English) Bravo Nico!

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(English) Free Book!

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(English) Winter Update

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(English) Food. Lots of it.

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