Archives pour août, 2011

En route vers les îles

Je m’apprête à rejoindre Idefix à Anacortes pour une semaine de croisière solo dans les San Juans, après quoi Peter et moi allons courir la Northern Century Race, une course en double de 100 milles autour des îles. Si vous avez rien de mieux à faire de votre Samedi, vous pouvez nous suivre sur le site de la course. Le départ est sonné vendredi, 26 aout à 19:30, PST.

Old and busted.

Mille Sabords!

Avec tout le temps libre que j’ai maintenant que le bateau est à l’eau, je m’ennuie complètement. Heureusement, j’arrive à trouver de quoi me distraire – par exemple, remplacer les vieux hublots tout craquelés et dépolis. Avec quelques planches d’acrylique, une scie à ruban, de la silicone, et beaucoup de ruban de masquage, on dirait du neuf! Remarquez que j’ai décidé de ne pas remplacer les vis. Espérons que ça tiendra…

Les vieux hublots qui fuyaient sans arrêt.
Les hublots tous neufs, faits maison.
All polished and ready to go.

Il flotte!

Après deux mois de chantier, Idefix navigue de nouveau dans son élément préféré. Et pour moi, fini les travaux forcés! Pile poil à l’heure pour l’été, avec ses nuages et ses 18 degrés à l’ombre. Magnifique!

Fin prêt pour la mise à l'eau

La carène n’a pas tout à fait tourné à souhait, avec quelques zones un peu rugueuses malgré le ponçage et le polissage, mais (à part le safran qui est à refaire) c’est quand même pas trop mal, et nettement mieux qu’avant. Espérons que l’osmose ne fera pas de réapparition…

Le nouvel antifouling en action.

Donc après le boulot vendredi soir, je jette mon vélo dans le bateau, mets le bateau à l’eau, et je quitte Everett avec une bonne brise, soleil glorieux, et une sérieuse envie de crêpes. Il faut dire que dans ma destination de Kingston – non, pas en Jamaïque – se trouve une merveilleuse petite crêperie où de délicieuses jeunes femmes servent de délicieuses confections tout comme on les trouve en France, voire mieux. Malheureusement je suis à peine sorti de Possession Sound que le vent tombe, les nuages apparaissent, la température chute, je trouve plus le câble pour mon iPod, et – cerise sur le gâteau – la marina de Kingston est bourrée de monstrueuses petites embarcations à moteur. Pas une place de disponible. En plus je commence à avoir la crève. Je jette donc l’ancre à l’entrée de la marina, dans Appletree Cove (Crique des Pommiers), à deux pas de la crêperie et de ses mets délectables, malheureusement hors de portée. Je dîne sur le peu de provisions qui me restent: du pain, et un verre d’eau, puis je m’endors bercé par le sillage des ferries.

Rien de plus amusant que de harasser un bébé phoque qui cherche à rester au sec.

En matinée je parviens à dénicher du nutella pour mon pain, et j’essaie de ne pas penser à la crêpe au chocolat et caramel avec noix de pécan et crème fouettée que j’aurais pu avoir pour déjeuner si toutes les places de port n’avaient été prises par des ridicules petites mobylettes des mers. Non, je n’y pense pas du tout, ni à sa cousine la crêpe au jambon de la forêt noire avec champignons et gruyère, lorsque je lève l’ancre et traverse le calme plat vers Seattle, le ventre vide. Une fois arrivé à Shilshole, j’embarque une escouade de membres du WYC et nous poursuivons vers notre repaire dans l’île de Blake pour passer le week-end à méditer dans le calme et la solitude, comme des moines. Dimanche matin, retour à Seattle avec des gueules de bois d’enfer, à part Hawkeye qui a dû être rapatrié d’urgence en soirée avec une fracture de la clavicule.

Hassan à l'écoute de génois en plein milieu de la tempête.

Finalement mardi je sors des vieilles voiles délaminées pour faire un peu de régate (enfin la nuit tropicale à Duck Dodge, qui ressemble plutôt au carnaval qu’à une régate). Après un bon départ on se retrouve bord-sur-bord avec Sachem, un two-tonner barré par un champion olympique, à vitesse plus-ou-moins égale. Pas trop mal comme début, et validation du travail fait sur la carène. J’ai quand même toujours du mal à rester avec les J/29 au près, tous ceux du coin son incroyablement rapides.

Le safran qui, malgré un tas d'efforts d'aplanissage, me fait toujours la gueule.

Dernières nouvelles de la cale sèche

La couche de primaire pleine de boutons.

Les travaux progressent… à vitesse d’escargot, comme d’habitude. Cinq couches de primaire epoxy ont laissé une surface loin d’être lisse, donc j’ai dû re-poncer toute la coque, mais après trois couches d’antifouling, tout a l’air très correct. A l’heure actuelle je peins les trous laissés par les patins, puis ce sera au tour du polissage…

Seul bémol: le safran. Malgré mes efforts à le profiler correctement, il reste pas mal de bosses. J’ai hésité à le couvrir d’antifouling, et dès que je l’ai fait, les irrégularités m’ont sauté aux yeux. Je prévois donc de le mettre à l’eau tel quel et l’enlever dès que j’aurai du temps pour refaire le profil. En fait j’aurais dû le démonter pendant le grutage, mais j’ai oublié, et la mèche est trop longue pour le faire avec le bateau sur les bers…

Le safran qui, malgré un tas d'efforts d'aplanissage, me fait toujours la gueule.

Et ça va pour le premier post en français! Maintenant pour la traduction des 50 précédents…

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